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Présentation de la BLIZZARD (L'auto-Journal N° 19 d'octobre 1973)

SCIROCCO
en mars

Le coupé Volkswagen Passat sera l'une des attractions du prochain Salon de Genève. 1973 a été l'année de la nouvelle berline VW dérivée de l'Audi 80 : la voiture a pris un bon départ, sous des versions diverses, disposant de cylindrées, de puissances très variées. Mais Wolfsburg ne s'en tient pas là. La marque veut présenter dans quelques mois, en mars 1974, « la plus jolie Volkswagen qui ait jamais existé ». Ce coupé, qui sera baptisé Sirocco, succédera à la KarmannGhia créée en 1955, et il sera, comme elle, construit dans les ateliers du carrossier d'Osnabrück. Il sera, comme elle également, doté d'un moteur puissant. On trouvera dans les pages suivantes des précisions se rapportant à ce modèle sur lequel le constructeur allemand compte beaucoup pour donner de lui une nouvelle image.

BLIZZARD
en septembre

Si élégant et si musclé qu'il puisse être, le Sirocco ne suffira pas, l'an prochain, à satisfaire la soif d'activité et de renouvellement qui anime Volkswagen. Au reste, ce coupé ne peut être appelé à une diffusion considérable. Il en est tout autrement de la petite Blizzard pour laquelle on nourrit, à Wolfsburg, des ambitions gigantesques. Ce nouveau modèle, attendu pour l'automne 1974, s'attaquera à la Renault 5 et aux autres 5 CV européennes de même style, Fiat 127 et Peugeot 104. Dans toute la gamme Volkswagen, ce sera la voiture la plus courte et celle qui disposera de la plus faible cylindrée. Il ne faut pas pour autant s'attendre à la voir afficher un prix inférieur à celui de la vieille Coccinelle 1200. De même, les cadences atteintes par cette doyenne paraissent inaccessibles, pour le moment tout au moins.

 


un coupé

Après la berline, voici le coupé. Volkswagen ne musarde pas. La première vient de naitre sous le nom de Passat, son jeune frère, .sortira en mars sous le vocable de Sirocco. Avec la Blizzard, c'est une nouvelle famille qui se constituera ainsi en un an. Décidément le constructeur accélère l'allure. A côté de tous les modèles à moteur arrière qui, dans leur architecture, n'ont pas tellement changé depuis quelque trente-cinq ans, VW abat rapidement de nouveaux atouts. Au surplus, les marques qui proposent ainsi une berline, puis un coupé dérivé de cette berline ne sont pas tellement nombreuses. Peugeot est depuis longtemps fidèle à cette politique : ne vient-il pas de lancer un coupé 104 qui part très fort ?

Une fois encore nos lecteurs sont les premiers informés des intentions d'un grand constructeur, qu'il soit français ou étranger. Ils peuvent juger sur pièces. La ligne de la- Sirocco accroche bien qu'elle reste très classique. C'est ainsi que se manifeste le talent du styliste transalpin Giugiaro, qui a dessiné la voiture. La collaboration entre Ital-Design et Karmann semble bien établie ; leur première étude commune, la Cheetah, a été présentée en 1971. Le nouveau coupé VW représente un développement du projet de Giugiaro récemment apparu au Salon de Francfort.

La ligne de la Sirocco se caractérise par un déséquilibre entre le porte-à-faux avant, long et fin, et le porte-à-faux arrière, court et plutôt massif. Bien que réalisé dans le même style que la berline, le coupé ne reprend aucun élément de carrosserie de la Passat. Plus bas et mieux profilé qu'elle, ce modèle bénéficie de meilleures performances en disposant de la même mécanique. Celle-ci est empruntée à l'Audi 80 GT, nouvelle version qui n'est pas encore diffusée en France. Le moteur est un 1 600 cm3 développant 100 ch DIN à 6 000 tr/mn. La vitesse de cette berline atteignant 180 km/h, celle du coupé sera plus élevée.

L'arrière est pourvu d'un hayon avec un seuil assez bas facilitant le chargement des bagages. Cet arrière tronqué est doté d'un léger bec. L'habitabilité parait convenable. Les coupés dont les places arrière ne sont pas symboliques demeurent les mieux accueillis : l'exemple du coupé Fiat 128 n'a pas été négligé par VW.

Cette Sirocco figurera certainement aussi dans la gamme Audi, qui ne peut pas se priver d'un tel modèle ; il aurait même pu, logiquement, lui être réservé. Mais Volkswagen fait flèche de tout bois, joue toutes les cartes. Sa personnalité et celle d'Audi se différencient assez mal.

 

une petite berline de 2 ou 4 portes

A son tour, Volkswagen entre en scène. Dans un an, il sera présent, lui aussi, dans le secteur le plus animé du marché, celui dont l'expansion ravit ou préoccupe les constructeurs, selon qu'ils ont, ou n'ont pas, su voir clair à temps. Il s'agit, bien entendu, de la quatre places courte à traction avant mesurant environ 3,60 mètres. Montrant du flair, Fiat a tiré le premier en 1971 avec la 127. Renault a suivi au début de 1972 avec la R 5, puis, à l'automne, 1972, Peugeot a ajouté, à ces deux portes, sa quatre portes, la 104.

Pour Volkswagen, le lancement de ce nouveau modèle parait capital.

Quoi qu'il en soit, la marque reste dans le vent. Après la Passat (Alizé, en allemand) et la Sirocco, voici donc la Blizzard, avec laquelle le constructeur de Wolfsburg compte frapper un grand coup. Il tient, en tout cas, à mettre tous les atouts dans son jeu.

Tout d'abord, il propose en même temps deux versions : une deux portes et une quatre portes, alors que Fiat, Renault et Peugeot s'en tiennent à une seule formule. D'autre part, il laisse à l'acheteur le choix entre plusieurs cylindrées. Le modèle de base est un 5 CV, 900 cm3. Mais il existe aussi un 6 CV, 1 100 cm3 et un 7 CV, 1 300 cm3.

A ce sujet, il faut rappeler que, depuis plus d'un an, Renault dispose d'une, R 5 S à moteur 7 CV emprunté à la R 12, dont le lancement, sans cesse retardé, n'interviendra sans doute qu'en mars 1974, au Salon de Genève.

BOUCHEES DOUBLES

Cette R 5 S, qui dispose d'une bonne, puissance, doit, ultérieurement, être livrable avec une boite automatique. Mais la Régie, submergée de . commandes pour sa R 5, n'a pas voulu, jusqu'à maintenant, diversifier sa production. Tout semble indiquer que Volkswagen rattrapera donc, d'un seul coup, une partie 'de son retard en proposant sa voiture courte avec un moteur de 7 CV et une boite automatique : cette version conviendrait bien, en particulier, au marché américain. Wolfsburg veut mettre les bouchées doubles.

Comment se présente donc cette Blizzard ? Inutile de. préciser qu'il s'agit bien d'une traction avant. La K 70 et la Passat ont montré que, désormais, Wolfsburg mise sur cette technique. Toutefois, la Blizzard tranche sur ses devancières non seulement par sa longueur réduite., mais encore par la disposition transversale de son moteur refroidi par eau, que l'on peut rapprocher de celle de la 127 et de la 104. Ce nouveau modèle n'est pas emprunté à NSU, comme la K 70, ni à Audi comme la Passat. Il semble devoir beaucoup enfin ! aux services techniques de Wolfsburg même,.

LA VOIX DES CANONS

Les documents dont nos lecteurs ont la primeur, et qui ont été pris récemment au cours de la sortie furtive de deux prototypes à deux et à quatre portes procurent une très bonne connaissance de la voiture sous tous les angles. Ce qui frappe dès le premier regard, dans cette carrosserie, c'est son caractère mesuré et même conformiste. Lorsque la Coccinelle a fait son apparition, en 1938, son style était absolument nouveau. Au contraire, la Blizzard semble tout à fait au goût du jour. Son style obéit bien aux canons de la mode pour les modèles courts de 5 à 6 CV : l'empattement est long et la ligne de l'arrière (à hayon), assez brutale, procure la meilleure habitabilité pour le, plus faible encombrement. La Mini peut être considérée comme l'ancêtre de cette formule.

Bien entendu, cette Blizzard n'a rien d'une Mini, appellation dont on abuse et qui ne doit s'appliquer, en fait, pour l'Europe, qu'à la petite Leyland et à la Fiat 126, qui mesurent l'une et l'autre. quelque 3,05 m. La nouvelle Volkswagen appartient à la famille des 127, R 5, 104 : de 3,50 m à 3,60 m. Il semble que sa longueur soit un peu supérieure à celle de ses rivales ; nous la situerons aux alentours de 3,70 m. Il faut observer, en particulier, qu'elle est munie de pare-chocs assez développés à absorption d'énergie, imposés par les nouvelles normes américaines en matière de sécurité. Volkswagen n'oublie jamais le, marché des Etats-Unis, auquel il est redevable d'une large part de son activité.

Ainsi le nouveau cheval de bataille de Wolfsburg ne possède pas la personnalité de la Fiat 127 ni de la R 5. Il affiche néanmoins une silhouette plaisante, aux lignes nettes et tendues qui rappellent celles de la Passat et le style de Giugiaro.

Comme on peut le voir sur ces documents, l'arrière de la Blizzard est doté d'un hayon.

Les performances de ce modèle varient naturellement en fonction de la puissance. Wolfsburg a sa philosophie : la version 5 CV serait un peu moins rapide que les modèles rivaux français et italiens. Elle n'atteindrait pas 130 km/h alors que la 7 CV afficherait une vitesse de l'ordre de 140 km/h.

jean MISTRAL

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

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